Je suis sculpteur, peintre ou calligraphe, ma matière première n’est ni la terre, ni la peinture, ni l’encre ;
je n’utilise ni tour, ni pinceau ni plume.
Mon outil est le réflecteur, ma matière, la lumière.
Cette écriture est idéale pour évoquer le thème de la perception, j’aime à provoquer l’intérêt d’autrui en faisant appel à sa sensibilité et à sa curiosité. Tels les contes, les mythes, ou les poèmes, cette représentation organique crée une passerelle de l’esprit vers l’imagination plutôt que l’intellect, même si parfois elle en dénonce le mécanisme avec les tableaux réversibles.
En entrant aux Beaux Arts en option design, j’ai expérimenté des
objets lumineux teintés d’humour sur le principe du réflecteur, mais
c’est sous forme d’installation murale, que j’ai validé mon diplôme
et exposé la première fois, dans une démarche plus proche de celle
d’un plasticien que d’un designer.
Les supports sont à l’image de cette dualité de formation art et
design. Conçus pour la mise en scène de reflets lumineux, certains
sont nés d’une conception en collaboration avec les industriels
spécialisés, d’autres restent sans ambigüité dans une représentation
picturale.
La connaissance de la lumière comporte de nombreuses facettes que je ne me lasse pas d’explorer dans mes expériences professionnelles et mes expérimentations, de son utilisation dans l’éclairage scénique à l’éclairage commercial, au calcul des flux, de l’optique à ses valeurs thérapeutiques, elle est fascinante en ce qu’elle influe sur notre vie quotidienne, jusqu’à nous toucher au plus profond de nous même.



